Les Réflexions interactives

2 - 2013 Résumé de la séance du 13 novembre

Ce mercredi 13 novembre 2013 c’est avec force discussions que nous avons essayé de montrer comment la culture, telle que définie la fois précédente, participe à la construction de chacun de nous depuis l’enfance. 

Toute personne peut percevoir, en effet, qu’elle est, aujourd’hui, le fruit d’un ensemble de contacts culturels  plus ou moins chatoyants, plus ou moins décevants. L’action de ‘Nissart per tougiou’ a pour but de vivifier un versant chatoyant de la culture: celui des racines des gens d’ici  et ainsi de surmonter une certaine morosité qui peut parfois toucher les indigènes du pays niçois que nous sommes.

Tout individu dès ses premiers instants doit entrer en contact avec autrui, la séduction, les cris ...tout est bon pour être reconnu et soutenu dans sa fragilité.  Autrui obtient aussi, ce faisant, une reconnaissance. Soi et autrui avons de bonnes raisons de trouver un sens commun à notre relation. Ce sens commun fonde la culture, il permet de vivre ensemble, il devient, plus ou moins consciemment, sacré. 

La culture est donc fabriquée par du sens venant de la vie présente mais aussi des générations précédentes. Elle est pleine de signes, de symboles et de rituels qui emplissent toute personne. Ceux ci autorisent la fabrication du récit intérieur qui nous accompagne au quotidien. La culture niçoise remplit en partie cette fonction pour ceux qui en sont issus, elle ne peut être ignorée ou marginalisée car elle a fécondé  ce terroir au fil des siècles. 

Après des débats animés nous nous sommes attachés à montrer que toute culture est portée par des sociétés fragiles, mises sans cesse à l’épreuve. Le moins mauvais équilibre est celui permis par trois pieds intitutionnels:

 °Les détenteurs de la force légitime (les politiques) qui doivent être à peu près acceptés     et perçus comme nécessaires par les autres groupes sociaux. 

°Les producteurs de sens, des codes de civilité, de valeurs qui accompagnent l’existence. Longtemps appelés ‘clercs’, ils ont la rude tâche de créer du consensus sous peine d’être remis en cause, voire rejetés.

°Tous les autres, appelés autrefois  ‘laïcs ‘, qui ont la possibilité d’être libérés des contraintes de la complexité du vivre ensemble mais ont aussi la charge d’inventer, de créer et de mettre à l’épreuve les ‘politiques’ et les ‘clercs’.

Nous nous sommes quittés sur le constat que l’équilibre actuel est plus que précaire et que les créatifs culturels dans des associations comme ‘Nissart per Tougiou’ sont essentiels pour émettre des ‘signes’ aux instances qui semblent désarmées face à l’incrédulité qu’elles suscitent parmi une trop grande partie de la population.

 

Le mercredi  4 décembre à 18h30 après un rappel de la séance précédente et peut être quelques précisions  selon les questions nous nous demanderons comment une association peut elle être considérée comme une institution et comme telle être prescriptrice et source de lien social.